Huiles d'olive : lexique autour de l'Olive
OLIVADE,
subst. fém. Région. (Provence). Cueillette des olives. Tant qu'à le marier, vous auriez dû lui trouver par là, aux environs, une brave ménagère bien fournie de fil et d'aiguilles (...) qui s'entende à faire une lessive, à conduire une olivade, une vraie paysanne enfin! (A. DAUDET, Arlésienne, 1872, I, 1er tabl., 1, p.365). Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1869 (A. DAUDET, Lettres moulin, Le Secret de Maître Cornille, p.31). Empr. au prov. oulivado «récolte des olives» (de ouliva «ramasser ou cueillir les olives»). Bbg. PAULI 1921, p.16.
OLIVAIE, OLIVERAIE,
subst. fém. Plantation d'oliviers. La nuit emplit déjà la vallée; elle effleure la hanche de la colline. Les olivaies chantent sous l'ombre (GIONO, Colline, 1929, p.25). Le vieil Alibert sortit de l'oliveraie avec son fils et vint vers nous (BOSCO, Mas Théot., 1945, p.116). Nous nous sommes égarés au milieu des olivaies qui dessinent leur géométrie argentée sur les pentes du littoral (T'SERSTEVENS, Itinér. esp., 1963, p.29). Prononc. et Orth.: [], [-]. Ac. 1935: olivaie. Étymol. et Hist. 1. Ca 1195 olivereie (AMBROISE, Guerre sainte, éd. G. Paris, 1579, 6935), seulement dans ce texte; 1606 oliveraye (CRESPIN, s.v. olive); 2. 1630 olivaie (MONET). Olivaie empr. à l'a. prov. oliveda «lieu planté d'oliviers» (2e moitié XIVe s. ds LEVY Prov.) du lat. oliveta, fém. de olivetum «id.»; oliveraie dér. de olivier* à l'aide du suff. -aie*; cf. ca 1350 oliverie (ROQUES t.1, IV-V, 5862). Fréq. abs. littér. Olivaie: 9; oliveraie: 6.
OLIVAIRE,
adj. Qui a la forme d'une olive. Cautère olivaire. Le cinquième [nerf] est situé dans la ligne moyenne: il est aussi plus gros. Presqu'aussitôt il se renfle en un ganglion de figure olivaire (CUVIER, Anat. comp., t.2, 1805, p.336). Explorateur flexible, à bout olivaire (Catal. instrum. chir. [Collin], 1935, p.236). ANAT. Corps olivaire. Synon. de olive* bulbaire. (Dict. XIXe et XXe s.). Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1835. Étymol. et Hist. 1. a) XVe s. cautere olivare (Cyrurgie Alburg., ms. de Salis, fo 107d ds GDF.); b) 1598 subst. olivaire «cautère en forme d'olive» (JOUB, Gr. Chir., p.640, ibid.); 2. 1611 adj. «d'olive; qui est comme une olive» (COTGR.); 3. 1691 anat. corps olivaires (P. S. RÉGIS, Système de philos., t.4, p.449). Empr. au b. lat. olivarius «qui concerne les olives» (dér. de oliva «olive»). Fréq. abs. littér.: 12.
OLIVAISON,
subst. fém. Cueillette des olives; p. méton. saison où l'on fait cette cueillette (d'apr. Ac.). Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1. 1636 «cueillette des olives» (MONET); 2. 1660 «saison où l'on récolte des olives» (OUDIN Esp.-Fr., 2e part.). Dér. de olive*; suff. -aison*; cf. b. lat. des gl. olivatio (v. Kritischer Jahresbericht über die Forschritte der romanischen Philologie, t.6, I, p.121).
OLIVÂTRE,
adj. Qui se rapproche de la couleur jaune verdâtre de l'olive. Une longue bande, livide comme une feuille d'eau, enveloppait l'horizon d'une ceinture olivâtre (LOUYS, Aphrodite, 1896, p.224). Un jus olivâtre, hépatique, semblait prêt à sortir de sa bouche mauvaise (PROUST, Guermantes 2, 1921, p.555). Décor de banlieue cultivée, avec la ligne des poteaux d'un tramway sur le couchant olivâtre (T'SERSTEVENS, Itinér. esp., 1933, p.52). En partic. [En parlant d'une pers.] Teint, peau, visage olivâtre. Les gens de bourse, en vivant et en s'enrichissant, deviennent olivâtres. Ils prennent un ton de métal. Il semble qu'ils aient sous la peau le reflet de l'or (GONCOURT, Journal, 1864, p.40). Le jeune et magnifiquement olivâtre Barrès (FARGUE, Piéton Paris, 1939, p.83). Prononc. et Orth.: []. Ac. 1694, 1718: olivastre; dep. 1740: -vâtre. Étymol. et Hist. 1525 olivastre (J. FABRE, Le Voyage et navigation faict par les Espaignolz és Isles de Mollucques [trad. de l'ital.] cité par R. ARVEILLER ds R. Ling. rom. t.28, pp.320-321); 1575 (THEVET, Cosmogr. univ., fo 98 vo ds GDF. Compl., v. aussi ARVEILLER, loc. cit.). Empr. à l'ital. olivastro att. dep. ca 1522 (A. Pigafetto, aut. du texte ital. dont la trad. est citée ci-dessus, v. ARVEILLER, supra). Fréq. abs. littér.: 61. Bbg. KRISTOL (A. M.). Color. Berne, 1978, p.285. QUEM. DDL t.20.
OLIVE,
subst. fém. I. Vx, poét. Olivier. Un rameau d'olive; Jésus au jardin des Olives. Je traversais de sombres forêts de benjoins, de bois d'olive (BERN. DE ST-P., Harm. nat., 1814, p.93): 1. ... c'est dans cette caverne du pied du mont des Olives que le Christ se retirait, suivant les traditions, pour échapper quelquefois à la persécution de ses ennemis et à l'importunité de ses disciples... LAMART., Voy. Orient, t.2, 1835, p.30. P. méton. Branche d'olivier. L'olive est le symbole de la paix. Au-dessus, par un triple hommage, Je couronne l'auguste image De laurier, d'olive et de fleurs (FONTANES, OEuvres, t.1, Odes et poèmes, 1821, p.182). Expr. Joindre l'olive aux lauriers. ,,Faire la paix après des victoires`` (Ac. 1798-1878). II. A. Courant 1. Petit fruit à noyau produit par l'olivier, de forme ovale, de couleur verdâtre tirant sur le vert brun, et dont on extrait de l'huile de table. Cueillette, récolte des olives; fouler, presser des olives; huile d'olive vierge, surfine. Parmi les corps gras, l'huile d'olive est celui que le foie supporte le mieux (Ac. Gastr. 1962). ART CULIN. Olives farcies aux câpres, aux anchois; canard aux olives; les olives se servent comme hors-d'oeuvre. Félicie, mettez-moi une côtelette sur le feu et portez-moi le pot d'anchois avec les olives noires (PAGNOL, Marius, 1931, IV, 5, p.225): 2. Les olives peuvent être cueillies vertes, avant maturité, et conservées dans la saumure pour être consommées nature. De même, les olives peuvent être cueillies noires et, après passage dans une saumure bouillante, salées et conservées dans l'huile. CLÉM. Alim. 1978. PHARMACOL. L'huile d'olive est excellente contre la constipation à la dose d'une cuillérée à bouche le matin dans du lait chaud (DUQ. Plantes 1974). 2. Couleur d'olive ou, en appos., couleur olive. Couleur verte légèrement passée, tirant un peu sur le brun. Mme Cambon me faisait compliment sur ma redingote à l'artiste, couleur olive avec revers en velours (STENDHAL, H. Brulard, t.1, 1836, p.430). Là où les autres rougissent, lui devenait couleur d'olive (DRUON, Poisons couronne, 1956, p.185). Absol., avec valeur d'adj. inv. Un manteau, une robe olive; des murs olive. Que dirais-tu, Marinoni, si tu voyais ton maître revêtir un simple frac olive? (MUSSET, Fantasio, 1834, I, 3, p.200): 3. Il me fit asseoir à contre-jour, dans cette bergère de velours olive qui était toujours placée près du bureau, comme un prie-Dieu au seuil d'un confessionnal. MARTIN DU G., In memor., 1921, p.573. En appos. ou en compos. Un lit en serge d'Aumale vert-olive (JOUY, Hermite, t.2, 1812, p.56). Empl. subst. masc. Couleur d'olive. [Chez les peintres contemporains] Le terreux et l'olive ont tellement dominé leur couleur, que la nature est discordante à leurs yeux, avec ses tons vifs et hardis (DELACROIX, Journal, 1829, p.345). Un corsage d'hermine à manches d'un olive éteint (HUYSMANS, Oblat, t.1, 1903, p.145). B. P. anal. (de forme) 1. [Pour désigner certains objets oblongs et arrondis] Collier en véritables perles de culture fermoir olive or (Catal. jouets [Louvre], 1936). a) AMEUBL., DÉCOR. Ornement de bois ou d'autre matière, utilisé comme pendentif pour des rideaux, des abat-jour, etc. (Dict. XIXe et XXe s.). b) MERCERIE Bouton de forme ovale: 4. Ce jour-là, au moment où je déboutonnais mon corsage (les olives de cristal résistaient), je ne sais pourquoi, je me pris à regarder Jacques d'un oeil plus attentif. DANIEL-ROPS, Mort, 1934, p.296. MODE. Petit morceau de bois de forme allongée, recouvert de passementerie, pour boutonner les brandebourgs: 5. La redingotte [sic] à brandebourgs lavés par des averses, et dont les olives avaient l'indiscrétion de laisser voir leurs moules, témoignait par sa forme d'une élégance disparue. BALZAC, Pts bourg., 1850, p.76. c) ÉLECTR. Interrupteur de forme ovale placé sur un fil électrique. (Dict. XXe s.). d) PÊCHE. Plomb de forme ovale, percé en son milieu, utilisé pour lester les gros flotteurs ou les lignes de fond (d'apr. POLLET 1970). L'Olive de plombée et les chaînettes d'émerillons (GENEVOIX, Boîte à pêche, 1926, p.84). e) SERR. Bouton de porte ou de serrure, de forme ovale. (Dict. XIXe et XXe s.). f) TECHNOL. Attache métallique de forme allongée, servant à relier deux câbles en acier. Les olives sont surtout utilisées pour les sauvetages, lorsqu'une longueur de câble est insuffisante pour remonter l'accidenté (GAUTRAT 1970). 2. ANAT. Olive bulbaire. ,,Chacun des deux noyaux gris bulbaires en connexion avec les voies vestibulaires et cérébelleuses`` (Méd. Biol. t.3 1972). Absol. L'olive est une lamelle de substance grise repliée sur elle-même, formée d'un nombre incalculable de cellules nerveuses (G. GÉRARD, Anat. hum., 1912, p.346). 3. ARCHIT. Chacune des ,,perles oblongues servant de motif de décoration sur des baguettes ou de petites moulures à profil convexe`` (ADELINE, Lex. termes art, 1884). 4. ZOOL. Mollusque gastéropode univalve à coquille ovale: 6. Les récifs de coraux qui bordent la pointe Vénus jusqu'à Papeïti sont peuplés de toutes ces belles coquilles qui séduisent l'oeil par leurs couleurs variées et leur poli, telles que porcelaine, olives, cônes, vis, etc. DUMONT D'URVILLE, Voy. Pôle Sud, t.4, 1842, p.318. 5. Au plur., arg. Testicules. Changer l'eau des olives. ,,Uriner`` (CAR. Argot 1977). Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 «olivier» (Roland, éd. J. Bédier, 72) fréq. jusqu'au XVIe s. (v. HUG.) ne subsiste que dans le lang. poét., dans des expr. telles que rameau, branche d'olive, Jardin, Montagne des Olives p. réf. à la Bible; 2. ca 1200 «fruit de l'olivier» (Dialogue Grégoire, éd. W. Foerster, 183, 3) ; 3. a) 1694 «ornement en forme d'olive, en architecture» (CORNEILLE); b) 1801 «sorte de mollusque» (LAMARCK, Système des animaux sans vertèbres, p.73); c) 1878 anat. (Lar. 19e Suppl.); 4. 1699 adj. inv. «qui est de la couleur de l'olive» (GUIFFREY, Inventaire du mobilier de Louis XIV, t.2, p.1699: Une pièce d'etoffe des Indes, fond olive). Du lat. oliva «olivier» et «fruit de l'olivier». Fréq. abs. littér.: 307. Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 398, b) 611; XXe s.: a) 353, b) 425. Bbg. ERINGA (P.). Lexical semantic loans and their reinterpretations. Folia ling. 1977, t.11, p.60. QUEM. DDL t.12, 18, 21.
OLIVER,
verbe A. Empl. intrans. Faire la cueillette des olives. Quand les olives sont attaquées par le ver, on olive avant la maturité (Lar. 19e). B. Empl. trans. Cueillir les olives de. On entend rentrer les troupeaux et ceux qui olivaient les dernières olivettes des hautes-terres s'appellent de verger en verger (GIONO, Solit. pitié, 1932, p.153). Prononc.: [], (il) olive []. Étymol. et Hist. 1874 (Lar. 19e). Empr. au prov. ouliva «faire la récolte des olives» (v.MISTRAL), cf. a. prov. olivar (1397 ds PANSIER t.5).
OLIVETTE,
subst. fém. I. A. Petit champ planté d'oliviers. Et puis, il y a l'olivette: six cents pieds. Les arbres sont vieux, pas soignés; des rejets partout; mais l'olive y est saine (BOSCO, Mas Théot., 1945, p.248). Le domaine d'Ortello se découvrait de loin au flanc d'une colline raide, entouré d'olivettes et de broussailles (GRACQ, Syrtes, 1951, p.204). B. Au plur. Danse villageoise que l'on danse en courant les uns après les autres et en serpentant autour de trois arbres. Danser les olivettes. Les danses en lignes ininterrompues: la «farandole» (Provence) (...), la «périgourdine» (Périgord), et les «olivettes» (Champagne), sorte de chaîne qui se déroule entre des chaises, ou autour des troncs d'arbres (MENON, LECOTTÉ, Vill. Fr., 1, 1954, p.103). II. A. Vx. Petite olive. (Dict. XIXe et XXe s.). B. P. anal. (de forme) 1. AGRIC. Variété de raisin de table à grains allongés. Olivette blanche. L'olivette noire était connue du temps de Pline (GUÉRIN 1892). 2. PÊCHE. ,,Très petite olive ne pesant que quelques fractions de gramme, et employée pour lester les bas de ligne destinés à la capture des petits et moyens poissons`` (POLLET 1970). V. olive II B 1 d.
OLIVEUR, -EUSE,
subst. Celui, celle qui fait la cueillette des olives. Par ma foi! dit le fils, que d'oliveuses il faut avoir dans la saison pour cueillir tant d'olives! (LAMART., Cours litt., 1859, p.251). Les olives sont mûres et partout l'on entend Les chants des oliveuses sous les oliviers (APOLL., OEuvres poét., Poèmes div., Paris, Gallimard, 1962 [1918], p.592). Prononc.: [], fém. [-ø:z]. Étymol. et Hist. 1874 (Lar. 19e). Francisation du prov. oulivaire (au fém. oulivarello) «celui, celle qui cueille ou ramasse les olives» (v. MISTRAL) dér. de ouliva «faire la récolte des olives» v. oliver; cf. a. prov. olivador «id.» (LEVY Prov.).
OLIVIER,
subst. masc. A. BOT. Arbre appartenant à la famille des Oléacées, au tronc noueux, à petites feuilles persistantes de forme ovale-lancéolée d'un vert foncé au-dessus, argenté en dessous, dont le fruit est une drupe comestible et oléagineuse (v. olive). Bois, champ, plantation d'oliviers. J'ai vécu dans les climats où l'olivier, l'oranger, conservent leur verdure éternelle (MICHELET, Oiseau, 1856, p.165). De vieux oliviers tordus et toujours feuillus (BRUNHES, Géogr. hum., 1942, p.28): 1. Ce n'est pas l'olivier qui personnifie à lui seul la végétation méditerranéenne, pas plus qu'une hirondelle ne fait le printemps. VIDAL DE LA BL. ds Ann. géogr., 1913, p.295. Bois d'olivier, ou absol. olivier. Bois de cet arbre, très dur, veiné, susceptible d'un beau poli, utilisé en ébénisterie, notamment pour la fabrication de menus objets de luxe (coffrets, cadres, etc.). Une table d'olivier (Ac.). Tenez, lui dit la duchesse en lui remettant une sorte de gros étui en bois d'olivier, voici tous les diamants qui me restent (STENDHAL, Chartreuse, 1839, p.355). Octave Lanoue fumait une petite pipe en bois d'olivier (DUHAMEL, Confess. min., 1920, p.64). PHARMACOL. Les feuilles de l'olivier (...) sont employées en décoction pour leur action hypotensive et antidiabétique (Lar. Méd. t.2 1972). HIST. SAINTE. Jardin, Mont des Oliviers. ,,Lieu planté d'arbres, proche de Jérusalem, théâtre de l'agonie et de l'arrestation du Christ`` (Foi t.1 1968). Nous méditerons pendant cette dizaine l'agonie de Notre-Seigneur au Jardin des Oliviers (MALÈGUE, Augustin, t.2, 1933, p.359): 2. 13 juin. Relu la Vie de Jésus. Je ne puis admettre qu'il appelle le Christ «le charmant docteur», et parler du «verger d'un établissement agricole» quand on veut dire le Jardin des Oliviers, c'est bien platement décrire le lieu le plus saint du monde. GREEN, Journal, 1932, p.90. Absol. Il les avait suivis en première ligne comme Pierre, aux Oliviers, avait suivi les soldats qui emmenaient Jésus, «pour voir quelle serait la fin de tout cela» (Matth., VII, 58) (MONTHERL., Lépreuses, 1939, p.1435). B. [L'olivier en tant que symbole] 1. [Symbole de la paix] Le rameau d'olivier qu'apporte la colombe à Noé de la terre qui sera demain (CLAUDEL, Poèmes guerre, 1916, p.552): 3. LE COMMISSAIRE: (...) S'il me fallait intervenir, la branche d'olivier à la main, dans tous les salons où l'on se cogne, il me faudrait soixante jours au mois et quarante heures à la journée. COURTELINE, Client sér., Commissaire bon enfant, 1900, III, p.161. P. méton. Branche, rameau de cet arbre. Assez longtemps il hésita; puis, tout bien considéré, un jour il prit le parti de ne pas déclarer la guerre et d'offrir gracieusement l'olivier (SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t.1, 1861, p.269): 4. Au moment où la cousine Bette, la plus habile ouvrière de la maison Pons, où elle dirigeait la fabrication, aurait pu s'établir, la déroute de l'Empire éclata. L'olivier de la paix que tenaient à la main les Bourbons effraya Lisbeth, elle eut peur d'une baisse dans ce commerce... BALZAC, Cous. Bette, 1846, p.29. 2. ANTIQ. Symbole de la sagesse. En Grèce, il était consacré à Athéna et le premier olivier, né d'une querelle d'Athéna avec Poséidon, était conservé comme un trésor derrière l'Erechteion (Symboles 1969): 5. ... je pense que les Grecs en vouant à Minerve l'olivier montrèrent qu'ils avaient entrevu chez cet arbre, ce que cet arbre pressentait chez l'homme un parallèle effort vers la lumière, qu'aujourd'hui nous sentons aussi chez le colza. GIDE, Feuillets, 1925, p.810. Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. Fin Xe s. oliver (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 38); 2. a) ca 1160 raim d'olivier «rameau d'olivier, considéré comme symbole de paix [p. allus. biblique, Genèse, 8, 11]» (Enéas, éd. J.-J. Salverda de Grave, 6008); b) av. 1573 olivier «id.» (JODELLE, OEuvres, éd. Marty-Laveaux, t.2, p.170: apporter l'olivier); 3. 1225 «bois de l'olivier» (Boeve de Hantone, éd. A. Stimming, I, 8015). Dér. de olive*; suff. -ier*. Fréq. abs. littér.: 754. Fréq. rel. littér.: XIXe s.: a) 1265, b)984; XXe s.: a) 1017, b) 987.
Sources : TLFI ; le trésor de la langue française informatisée.
Nos huiles d'olive :
Huiles d'olive d'Algérie : Kabylie | Huiles d'olive de Crète | Huiles d'olive d'Espagne : Andalousie - Catalogne | Huiles d'olive de France : Corse - Languedoc - Provence - Roussillon | Huiles d'olive de Grèce : Péloponnèse | Huiles d'olive d'Israël | Huiles d'olive d'Italie : Latium - Ligurie - Ombrie - Pouilles - Sardaigne - Sicile - Toscane | Huiles d'olives de Jordanie | Huiles d'olive du Portugal | Huiles d'olives de Tunisie | Huiles d'olive de Turquie | Huiles d'olive : idées cadeaux